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Gérard FROMANGER

(1939)


Après de brèves études artistiques (Grande-Chaumière, Beaux-Arts, Paris) et des cours du soir organisés par la Ville de Paris, Gérard Fromanger s’impose, dès les années 1960, comme une des figures de la scène artistique parisienne en participant à l'aventure de la Nouvelle Figuration. Il participe dès 1964 à de nombreuses expositions collectives (Salon de Mai, Salon de la Jeune Peinture, Salon Grands et Jeunes d’Aujourd’hui, etc.), et est récompensé de quelques prix importants. Après avoir rencontré Alberto Giacometti avec lequel il se lie d’amitié, il rentre à la galerie Aimé Maeght en 1964.

Entre 1966 et 1968, Gérard Fromanger met le tableau en question en créant un ensemble de pièces en bois découpés et en laissant couler la peinture glycérophtalique hors de la forme (séries Le tableau en question et paysages découpés.) En 1968 et 1969, il fait des films-tracts avec Jean Luc Godard à Londres, Paris et Stockholm. A partir de 1971, il utilise les photos des passants, de voitures, de vitrines, de la ville et les projette, agrandies sur l'écran de sa toile. Des figures généralement peintes en aplats de rouge cadmium foncé, il ne garde que la silhouette, alors que les décors et les personnages secondaires sont plus précisément détaillés (série Boulevard des Italiens, 1971). Suit un ensemble de peintures à caractère politique et social, exécutées selon la même technique, mais avec des variations de couleurs vives. Il fait également des portraits de ses amis (Michel, portrait de de Michel Foulcault, 1976 ; Serge, portrait de Serge July, 2005). A la fin des années soixante-dix et fin des années quatre-vingt, il réalise un ensemble de de toiles avec des motifs géométriques en plans surexposés, des fils de couleurs entremêlés, des écritures et des figures, mêle abstraction et figuration (séries : tout est allumé ; portrait de la découverte ; chimères). Depuis les années quatre-vingt-dix, ses peintures deviennent Quadrichromies, Rhizome, et sens dessus dessous : des portraits et des paysages qui constituent une synthèse de son œuvre et qui lui font dire : " la peinture n'existe pas. Il n'y a que des peintres. Et encore, des moments de peintures."

Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions en France et à l’étranger, une trentaine de rétrospectives lui ont été consacrées dans le monde et une centaine d'œuvres sont entrées dans les collections publiques, musées et fondations. Il vit et travaille à Paris et près de Sienne, en Italie.

 

 

Le Dipri de Gaumont
Le Dipri de Gaumont, 1988

Huile sur toile
200 x 300 cm
Don de l'artiste, 2010
Collection Fondation Maeght

L'œuvre Le Dipri de Gaumont est une peinture de la série Bastille-Treicheville-Bastille ; le titre est un jeu de mot faisant référence au dipri de gomon, fête traditionnelle du peuple Gomon de Côte d'Ivoire.