Menu

Nicolas DE STAEL

(1914 - 1955)


Il commence à peindre en 1933, face à la mer du Nord, après une enfance brisée par la Révolution russe. Il entre, cette année-là, à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Gilles-lez-Bruxelles et l’année suivante à l’Académie Royale. A partir de 1935, Nicolas de Staël voyage en Espagne, inaugurant ainsi un cycle de voyages vers le sud de l’Europe, jusqu’en Afrique du Nord qui contribuent à son éducation picturale, et qui le mène à la rencontre avec la peintre Jeannine Guillou en 1938, au cœur du désert marocain.

Si il est initié à ses débuts à la peinture d’icône par le peintre russe émigré, Rotislas Loukine, sa rencontre, en 1942, avec Alberto Magnelli, l’oriente vers l’abstraction. Il mène désormais une quête incessante, absolue, ou la peinture seule, l’architecture interne, l’harmonie des gammes chromatiques dominées par des gris uniques, la composition, constituent son quotidien pendant dix ans (1942-1951). En 1951, une ligne d’horizon invite la figure, le motif, à s’inscrire sur la toile dans sa plus pure simplification formelle. Staël avance par à-coups, tableau par tableau. Chaque toile constitue une expérience dans laquelle il s’investit totalement.

La fin de sa vie est auréolée par la présence de poètes, de René Char notamment qui l’invite à résider dans le sud de la France, à partir de 1953. Staël y a la révélation de nouvelles couleurs et de la lumière, écrasante, de la Méditerranée. Il s’installe en 1954 à Antibes, dans un atelier situé face à la mer où il se suicide en 1955. Il est inhumé à Paris.

Etude de nu
Etude de nu, 1955

Fusain sur papier
150 x 101 cm

Ce dessin est une de ses dernières œuvres.