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Kin-Chung CHAN

(1939)


Chan Kin-Chung naît en 1939 dans le district de Longchuan dans la province du Guangdong en Chine, région rurale où il passe son enfance. Son père est enseignant. Après une courte installation à Hong Kong, la famille de Chan King-Chung s’établit à Guangzhou en Chine en 1946. Il est admis en 1951 dans le centre culturel de son quartier. Il peint des œuvres de propagande. Il est admis en 1955 à l’Institut des Beaux-Arts du Centre-Sud de Wuhan. A la fin de ses études en 1959, il entre à l’Académie des Beaux-Arts de Guangzhou. Sa famille rencontrant des difficultés financières, il interrompt ses études en 1961. Il obtient, l’année suivante, l’autorisation de quitter la Chine pour s’établir à Hong Kong. Il y reste sept ans. Il ne peint plus mais pour subvenir à ses besoins accepte des travaux d’illustration, réalise des dessins publicitaires, et crée des moules pour les fabriques de jouets. Il enseigne également la peinture. En 1969, il décide d’étudier la peinture occidentale et s’installe à Paris. Il pratique une peinture figurative avec la réalisation de paysages et de natures mortes. Il s’inscrit en 1970 à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris où il étudiera jusqu’en 1974. En 1972, une de ses anciennes élèves, Queenie, venue de Hong Kong pour continuer ses études à Paris le rejoint. Elle deviendra sa femme. Chan Kin-Chung travaille dans une fabrique de meubles et ne peint que pendant son temps libre. Ils emménagent dans un atelier rue du Moulin Vert dans le 14e arrondissement, atelier qui fut autrefois celui de César, puis de Zao Wou-Ki. Celui-ci lui fera rencontrer dans ce même atelier une inspectrice des arts du Ministère de la Culture, en 1974, pour qu’elle découvre ses peintures. C’est un tournant dans son parcours artistique. Il est le premier artiste asiatique à obtenir l’aide du Ministère de la Culture. Une exposition a lieu en mars 1975 à la Galerie Darial. A la suite de cette exposition, le critique d’art Julien Clay compare ses tableaux, dans la revue d’art XXe siècle, à ceux de Richard Estes, Moninot et Csernus. Il se consacre exclusivement à la peinture à partir de 1977. La Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence expose en 1980 sa collection de dessins, parmi lesquels figurent trois œuvres de Chan Kin-Chung. Cette exposition ira ensuite aux Etats-Unis et en Belgique. Chan Kin-Chung obtient la nationalité française en 1986. Il est invité la même année dans son pays d’origine par l’Académie des Beaux-Arts de Guangzhou. Pour la première fois ses œuvres sont présentées en Chine. Les sujets de ses peintures se sont peu à peu diversifiés. Outre les portes, les fenêtres et les grilles, il peint la nature (lierre, feuillage…). Et en plus des peintures à l’huile et des dessins, il réalise de nombreux pastels.

La Fenêtre fermée
La Fenêtre fermée, 1979

Crayon sur papier Vinci
Don de la Société des Amis, 2009
Collection Fondation Maeght