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Pierre TAL-COAT

(1905 - 1985)


Tal-Coat signifie « front de bois » en breton, Pierre Jacob prend ce pseudonyme dans les années 1930. Il est initialement apprenti forgeron et mouleur, peintre de céramique en Bretagne, dans la région de Quimperlé ou il est né. Il arrive à Paris en 1924. Dans l’entre-deux-guerres, Tal-Coat participe à l’aventure du Groupe des Forces Nouvelles fondé en 1935 par Henri Heraut, critique qui réunit les auteurs d’une figuration inédite. Tal-Coat fréquente Artaud, Gruber et Balthus. En 1936, par la figuration, il dénonce en peinture les massacres perpétrés pendant la Guerre d’Espagne. Sa peinture devient non figurative après la Seconde Guerre mondiale.

En 1964, l’enceinte de la Fondation Maeght dévoile un ensemble de figures fixées sur sa paroi par Tal-Coat en hommage aux peintures rupestres et aux ondulations dignes d’un chant inscrit sur une portée imaginaire sans avoir recours à l’inscription académique de la note. Tal-Coat inscrit le mouvement de la lumière sur la toile qui renferme souvent les mystères de la première aube et fixe le temps en une série de notations formées par les altérations de la matière comme les éléments altèrent et stratifient la surface géologique terrestre.

Mur d'enceinte de la Fondation Maeght
Mur d'enceinte de la Fondation Maeght, 1964

Tal Coat a voulu transposer, dans cette vaste mosaïque de cinquante mètres de long, son vocabulaire plastique fait de signes et de traces, qui, dans ce contexte mural, font songer à des gravures rupestres.