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Sam SZAFRAN

(1934)


Né à Paris de parents émigrés juifs polonais, Sam Szafran passe son enfance dans le quartier des Halles. Il fréquente avec son père les cafés-concerts et le cinéma de ce quartier. A la mort de ce dernier, il est confié à la tutelle sévère de son oncle. Pendant la guerre, il se cache d’abord à la campagne puis en Suisse. En 1947, il embarque à Marseille pour l'Australie avec sa mère et sa sœur. De retour en France quatre ans plus tard, il suit les cours du soir de dessin de la Ville de Paris. Il gagne sa vie comme traducteur-interprète à l’American Express. En 1953, il s’inscrit à l’atelier de la Grande Chaumière. Il fréquente la vie nocturne, encore intense, de l’après-guerre. Il côtoie divers groupes, l’affection qu’il porte aux sculpteurs joue un grand rôle dans la définition de son art : d’abord avec Roseline Granet, dès 1954, qui lui achète ses premières œuvres et qui est longtemps son principal soutien. Plus tard, il rencontre Alberto et Diego Giacometti, Raymond Mason et Joseph Erhardy. Influencé par Nicolas de Staël et Jean-Paul Riopelle qu’il rencontre en 1958 et avec qui il noue une longue amitié, il réalise ses premiers tableaux abstraits, avant de quitter l'abstraction pour la figuration.

Au début des années 60, il découvre le pastel qui devient sa technique de prédilection. C’est ainsi qu’il déploie sa maîtrise virtuose du pastel dans ses séries de tableaux d’escaliers, d’ateliers, etc. Il entre à la Galerie Claude Bernard, où il expose dès 1964 et à laquelle il demeure longtemps lié. Il se marie avec Lilette Keller en 1964. L’année suivante, il rencontre Jacques Kerchache, qui lui offre sa première exposition personnelle ; et le critique d’art Pierre Schneider, qui lui fait rencontrer Bernard Anthonioz, premier directeur du Fonds National d’Art Contemporain. Ce dernier lui achète une vingtaine de pastels. Dès 1967, il se lie d’amitié avec le poète libanais Fouad El-Etr, créateur de la revue La Délirante et des éditions du même nom auxquels il collabora activement jusqu’en 1983. A partir de 1970 débute la série des Escaliers et des Ateliers. En 1974, il s'installe à Malakoff, dans une ancienne fonderie, où il vit et travaille depuis. En 1984, la première rétrospective de son œuvre est programmée au Centre Pompidou puis annulée sans explication. Sa première véritable rétrospective est donc organisée dans un cadre privé, à la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence en 2000, après une escale en Suisse, à la fondation Gianadda de Martigny.

Sa maîtrise du pastel, parfois associée au fusain ou à l’aquarelle, se déploie dans des séries de tableaux qui mettent en scène des leitmotive : escaliers, ateliers, intérieurs, serres de plantes. Sam Szafran vit et travaille à Malakoff.

 

Sam Szafran à la Fondation Maeght
Sam Szafran à la Fondation Maeght, 2000

La Fondation conserve dans ses collections deux dessins de l'artiste dont l'un a été offert à la Fondation par la Société des Amis de la Fondation Maeght.