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Louis PONS

(1927)


Artiste autodidacte. Dessinateur de presse à la libération, il réalise environ 2000 dessins à l'encre de Chine pendant cette période, ainsi que de nombreuses gravures sur bois ou sur cuivre et des lithographies entre 1948 et 1959, notamment dans l'atelier de Berto à Marseille. Son style est unique et sa technique particulière. Sa plume écorche, gratte le papier pour le noircir d’encre de Chine et faire surgir du blanc sous les hachures : êtres humains et animaux étranges. Car ce qui le caractérise le mieux, ce sont bien ses dessins à la plume, encre de Chine, stylo et crayon, sur papier. Mais à partir de 1959, de graves troubles visuels vont l'obliger à chercher un autre mode d'expression. Il renonce momentanément à dessiner et choisit de s'exprimer par le montage. C'est au milieu d'un bric-à-brac hétéroclite entassé dans sa grande maison du Var, qu'il imagine des assemblages à nuls autres pareils. Il se met à observer ces bouts de bois, ces ferrailles rouillées, ces animaux empaillés, à les tourner, les retourner, les déplacer.

 

Le Dernier nomade
Le Dernier nomade, 1977

Technique mixte : assemblage de différents matériaux sur une paire de volets en bois
202,5 x 152 x 28,5 cm
Don de la Société des Amis de la Fondation Maeght, 2009

Le Dernier nomade, personnage effrayant, unijambiste, à la tête d’animal à cornes affublé d’un dentier, pose entre deux volets surmontés d’un décor primitiviste ouvragé fait de pièces de bois sculpté, gravé, de métaux, et d’autres matériaux assemblés. Le tout est plaqué sur un support en bois sur lequel le dernier nomade est fixé : il a perdu sa liberté.