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Titi PARANT (Annie Gossent, dit)

(1947)


Annie Gossent naît en 1947 à Mennecy, dans l’Essonne, à quelques kilomètres de l’endroit où elle viendra vivre quelques années plus tard avec Jean-Luc Parant, qu’elle rencontre à l’âge de 14 ans. C’est là qu’elle écrit son premier cahier de « je t’aime ». Son œuvre est indissociablement liée à sa vie de couple. La relation entre les deux artistes sera facteur d'une richesse de création : travail commun, expositions communes. Tandis que son époux, l’artiste Jean-Luc Parant, modèle des boules, celle qui est devenue Titi Parant compose des panneaux où elle décline ses déclarations d’amour : du « je t’aime » écrit au présent et à l’infini, aux couples en terre cuite. Tous deux travaillent sur le principe de la série, de la répétition dans la variation du même thème. Jean Dubuffet, qui fut le premier à lui acheter ses Horloges d’amour, écrivait en 1975 : « Ce qui est très excitant c’est la concentration sur une figure unique de rencontre adoptée une fois pour toutes comme fixation, ainsi qu’on le trouve (avec surprise et enchantement) dans les horloges ». Depuis 1975, ses œuvres ont été montrées à Saint-Paul de Vence à la Fondation Maeght, à Paris à la Galerie Baudouin Lebon, au Musée de Rodez, à l’Institut français de Naples, à la galerie 121 à Anvers, à la galerie Thomas Babeor à San Diego aux États-Unis, au Centre international de poésie de Marseille (CIPM) et plus récemment, au printemps 2011, Jean-Luc et Titi Parant proposaient une exposition dialogue, « Nos yeux sont intacts », à la librairie Mona lisait à Paris. Artiste discrète, Titi Parant pratique un art personnel ne répondant en rien à des règles académiques. Elle vit et travaille en France, à Buis-les-Baronnies, au lieu-dit « Le Bout des Bordes », dont le journal éponyme réalisé par Jean-Luc Parant, paraît tous les ans le 29 octobre, pour son anniversaire. Le journal intime du couple est écrit, gravé, peint, sculpté avec des matériaux très simples. Couples, bonshommes, horloges d’amour, dessins, collages forment une œuvre qui est comme le carnet de bord d’un travail quotidien et cependant toujours différent. Un travail où se lisent la complicité et le dialogue constant avec celui de Jean-Luc Parant, ses dessins et ses lettres « s’accouplent » aux sculptures et aux poèmes de son compagnon, faisant que vie et création artistique se confondent totalement chez cette artiste.

Semaine d'amour du lundi 26 mai 1975 au dimanche 1er juin 1975
Semaine d'amour du lundi 26 mai 1975 au dimanche 1er juin 1975, 1975

Suint sur papier goudronné
196 x 51 cm
Don de la Société des Amis de la Fondation Maeght, 2009