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Bernard MONINOT

(1949)


Bernard Moninot est admis en 1967 à l’École des Beaux-Arts de Paris, qu’il fréquente jusqu’en 1973. Date à laquelle il obtient le Prix Fénéon pour la peinture et est sélectionné par le comité international de la VIIIe Biennale de Paris, où il expose une série de vitrines incluant des miroirs, intitulées Réflections. Il présente au début des années 70 des œuvres qui évoquent l’environnement urbain : magasins, drugstores, stations-service, des vitrines pour lesquelles il utilise le verre mêlant représentation et matériaux réels. Toujours avec du verre, il réalise Châssis et Serres (1975-1976) : des peintures à l’acrylique sur des assemblages de bois et de verre. Par la suite, le verre devient le matériau privilégié sur lequel s’inscrit son travail. Bernard Moninot quitte Paris pour s’installer à « La Grange neuve », une maison située sur le plateau de Frontenay, dans le Jura.

En 1974 a lieu sa première exposition personnelle dans un musée (Musée d’Art et d’industrie de Saint-Étienne). Il participe en 1977 à l’exposition « Mythologies quotidiennes II ». Il expose en 1979 les Réflections, les Serres et les Chambres noires, à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence ; exposition reprise l’année suivante à l’ARC, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Avec la Chambre noire, à la fin des années 70, il inverse les phénomènes de la vision : à travers notamment une série de papiers à l’encre de Chine sur l’envers desquels sont fixés du noir de fumée, des pigments, ou de la poudre de graphite. Avec ce même procédé qui s’apparente à la photographie, il fait surgir des éléments d’architecture, outils de mesure et constructions métalliques.

Il s’installe en 1985 au Pré-Saint-Gervais dans la cité Henri-Sellier, construite en 1929 par l’architecte Henri Dumail. Dans ce nouveau cadre, commence la période de l’Astronomie en chambre, pratiquée dans un lieu devenu tour-observatoire. Depuis les années 90, Bernard Moninot oriente ses recherches vers le rôle de la lumière dans notre perception du monde et des choses (série des Ombres portées, 1992). Enfin, en constante expérimentation, il travaille sur une série qu’il intitule La Mémoire du vent : sur des ronds de verre noircis à la flamme, des végétaux qui oscillent sous l’impulsion du vent grattent la suie déposée. Tous ses travaux d’ombres, au caractère précaire et instantané, lui permettent de concevoir des œuvres à l’instant où l’apparition de l’image et le temps de sa fabrication ne font qu’un. Avec le projet La Mémoire du vent, il inaugure au Mac/Val en 2009 la première étape de ce qu'il nomme son « éolethèque mondiale ». Muni d'un étrange appareil, il archive les mouvements du vent lors de ses voyages. Il écarte du dessin la notion de trace déposée par un geste pour concevoir une œuvre où il s'agit de faire advenir le dessin grâce à différents dispositifs.

Bernard Moninot vit et travaille à Paris (Pré-Saint-Gervais) et à Château-Chalon (Jura).

Bernard Moninot à la Fondation Maeght
Bernard Moninot à la Fondation Maeght, 2017

La Fondation conserve dans ses collections une peinture et des dessins de l'artiste plasticien.