Menu

Jean-Michel MEURICE

(1938)


Jean-Michel Meurice entre en 1957 à l’Ecole des Beaux-Arts de Tournai, où il suit l’enseignement de Dodeigne et Eugène Leroy. Sa jeunesse est marquée par une double passion pour la peinture et pour le cinéma. En 1960, militaire en Algérie, il réalise une de ses premières œuvres qui réunit ses deux passions : une pellicule de film de trois cent mètres peinte dont le motif n’est composé que de la trace répétitive de doigts et de pinceaux ; projetée sur un écran elle se transforme en une peinture mouvante d’une durée de dix minutes. Depuis lors il mène une double activité de peintre et de cinéaste. En 1963 il effectue un premier voyage aux Etats-Unis où il découvre une peinture libérée des codes, l’abstraction d’Ad Reinhardt et les processus du « dripping » et du « all over » qui ont rendu Pollock célèbre. Il peint alors sur de grands formats des formes répétitives (bandes ou points) en utilisant bombes ou éponges. Le support « toile » traditionnel est souvent remplacé par de la bâche plastique ou d’autres supports inusités. En 1966 il expose à Paris chez Jean Fournier avec Hantaï, Degottex, Buraglio, Parmentier et Rouan ; ces artistes utilisent des techniques similaires. 1973 est l’année où il est pleinement reconnu : on expose ses œuvres, on les achète, on les commande. 

Si 1973 est l’année du début de sa reconnaissance par les institutions artistiques de cinéma et de télévision en tant que peintre c’est aussi l’année de sa reconnaissance comme réalisateur. Parallèlement à son travail de peintre, Jean-Michel Meurice mène depuis 1960 de nombreux projets dans l'audiovisuel. Il débute son œuvre de cinéaste par une série de portraits d’artistes (Bram Van Velde, Sonia Delaunay, Alberto Burri…). Il réalise ainsi 13 courts-métrages sur l’art. De 1962 à 1965, il collabore aux revues Les Cahiers du Cinéma, Télérama, Le Nouvel Observateur. De 1970 à 1980, il travaille régulièrement avec Pierre Dumayet (Histoires des gens, Lire c'est vivre) et réalise de nombreux documentaires (Crime aux USA ; Albert Ayler, Le dernier concert ; John Cage, against order ; Pierre Soulages ; Zagorsk la Grande Pâque ; L'affaire Wallenberg). Il conçoit et dirige une collection de films à caractère géopolitique : « Histoires d'actualité ». Ses films documentaires, déjà distingués aux 7 d’Or, sont récompensés en 1992 par le Grand Prix National de la Création Audiovisuelle et le Grand Prix de la SCAM en 2010. Parallèlement à cette activité de créateur, il mène une importante carrière à la télévision. De 1981 à 1983, il est responsable de l'Unité Documentaire à Antenne 2. En 1985, il est à l'origine de la création de La Sept dont il exerce la direction, de 1986 à 1989, aux côtés de Georges Duby, comme Délégué du Président et Directeur des Programmes. Depuis 1989, il est membre du Comité Consultatif des Programmes de La Sept ARTE. Jean-Michel Meurice partage son temps entre Paris et son atelier à Bages (Aude).

Jacques Monory et Jean-Michel Meurice à la Fondation MaeghtJacques Monory et Jean-Michel Meurice à la Fondation MaeghtPeinture
Jacques Monory et Jean-Michel Meurice à la Fondation Maeght, 1977

La Société des Amis de la Fondation Maeght a fait don à la Fondation en 2009 d'une peinture et de dessins de l'artiste.
Peinture, 1972

Acrylique sur toile
230 x 234 cm
Don de la Société des Amis de la Fondation Maeght, 2009