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Michaël LECHNER

(1949)


Après des études d'art à Vienne (1969-1975), Michaël Lechner s'installe en France en 1976, année où il obtient une bourse franco-autrichienne (Bourse à la Création). Il suit pendant deux ans des cours de gravure dans l’atelier Lacourière-Frélaut à Montmartre et à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris. De 1978 à 1991 il se fixe près de Fontainebleau. Ses travaux s’inscrivent dans une conception moderne du paysage. Ils s’accompagnent de textes de Pierre Cabanne, Günther Feuerstein, Alain Jouffroy, Günter Metken, Jacques Leenhardt, Bernard Noël, Kristian Sotriffer, ou encore François Wehrlin. Ses premiers paysages des années 70 comportent des murs, des fossés, des systèmes complexes de réseaux. Son travail sur le paysage s’estompe au fil des années. En 1980, il crée des œuvres « sérielles » comme des partitions de musique électronique. En 1987-1989 commence une phase dynamique : le fond du tableau entre en mouvement pour finalement basculer, accompagné par des fragments de corps en rotation ; surgissant de la surface, se projetant hors du cadre. Les formes perspectivistes se décomposent, se déconstruisent pour se faire plus frontales, plus verticales. Ses derniers paysages se situent quelque part entre Carnuntum et l’Atlantique, faisant référence au paysage archéologique. Ses voyages en Grèce, en Italie, en Israël, en Afrique du Nord, etc. nourrissent son œuvre. Il travaille avec des oxydes de fers qui définissent l’armature et des crayons de sanguine qui apportent la couleur, parfois soulignées d’aquarelle ou de liants acryliques aux tons discrètement dilués. Il jouit d'une solide renommée internationale, plus spécialement à la suite d'expositions personnelles présentées à Vienne (1973, Am Graben, Vienne); à Paris où le galeriste Lucien Durand le fait connaître dès 1977; à Villeneuve-lez-Avignon enfin, qui réunit en 1983 à la Chartreuse une première rétrospective de ses œuvres peintes entre 1976 et 1983. Il remporte la même année une bourse de recherche et de création de la Délégation aux Arts Plastiques. La galerie Jeanne Bucher à Paris lui consacre plusieurs expositions (1987, 1989, 1993). En 1990 il adopte un pseudonyme et décide de porter dorénavant le nom de Michaëlechner. Depuis 1991, Michaël Lechner est installé dans un atelier à Chatenay-Malabry. Il est marié à la céramiste autrichienne Linde W. Lechner avec laquelle il partage de nombreuses expositions. En 2011, le Centre d’art et de culture de Meudon leur offre une exposition commune.

Appât tautologique : tautologische köber n°81
Appât tautologique : tautologische köber n°81, 1979

Crayon et crayon de couleurs sur papier
Don de la Société des Amis, 2009