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Jacques MONORY

(1924)


Né à Paris, Jacques Monory entre à l’école des arts appliqués de Paris pour entreprendre des études de peintre décorateur. Il travaille comme illustrateur dans l’édition et découvre la photographie. Il expose à Paris à partir de 1955. Au début des années 1960, au moment où se développe le pop art aux Etats-Unis, il s’oppose à l’abstraction pour remettre l’histoire humaine au centre de ses tableaux. Il ne travaille pas d’après nature, mais s’en remet à la littérature, à sa mémoire, et aux prises de vue photographiques qu’il collectionne comme autant de modèles auxquels il se réfère pour composer ses sujets. Comme les pop-artistes, Il scrute la société de consommation à travers la photographie publicitaire qu’il recycle dans ses toiles. Le cinéma et la littérature (aventure, science-fiction et policière) sont au centre de son travail. Il peint des séries, développement d’une seule pensée, comme les 22 pièces de 1968 intitulées Meurtre. Ses toiles manifestes comme Monet est mort de 1977 affirment la supériorité de la vision subjective : la « figuration narrative » se situe à l’opposé du paysage peint sur le motif, pour lui dépersonnalisé, aussi poétique soit-il.

Jacques Monory à la Fondation Maeght
Jacques Monory à la Fondation Maeght, 2009

La Fondation Maeght conserve dans ses collections trois peintures de Jacques Monory, Pompéi (1971), Dream Tiger n°4 (1972) et Tigre n°5 (2008).