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Djamel TATAH

(1959)


Durant ses études à l’école des Beaux-Arts de Saint-Etienne (1981-1986), il se découvre de nombreuses affinités avec l’abstraction américaine des années 1940-1950, la peinture anglaise et allemande des années 1950-70 et avec l’Arte Povera, mouvement majeur des années 1970-80. Il définit peu à peu un dispositif pictural grâce aux découvertes qui le marquent, notamment celles de Michelangelo Antonioni, Pina Baush, Barnett Newman, Francis Bacon mais aussi de tout un pan de l’histoire de l’art et de l’histoire de la photographie. Ses premiers tableaux représentent de façon singulière des figures sur des fonds de couleur dont les couches successives laissent apparaître les traces du pinceau. Il peint depuis la fin des années 1980, des figures grandeur nature de gisants, de corps en chute ou en apesanteur, des marcheurs, des hittistes, qui, sur une même toile, possèdent le même visage. Les postures ou gesticulations correspondent à des attitudes sociales qui animent les figures flottantes ou errantes, disposées dans le vide de l’espace pictural. Par ce vide, le peintre confronte le regardeur à lui-même et l’absence de référent le contraint d’aller chercher en soi l’écho qui assurera, un temps, la compréhension de ce qui se trame. À quelques exceptions près, il fait le choix de ne pas donner de titre à ses œuvres pour ne pas engager le spectateur dans une interprétation narrative ou documentaire univoque.

Djamel Tatah à la Fondation Maeght
Djamel Tatah à la Fondation Maeght, 2013

La Fondation conserve deux peintures de l'artiste, dont l'une est un don de l'artiste à la Fondation Maeght en 2013.