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TAKIS

(1925)


Takis a été désigné par Pierre Restany comme le dernier des grands aèdes grecs. Un poète donc. Un poète qui capte la musique des sphères, piège les mouvements circulaires des corps célestes, mais aussi comme des équivalences, les attractions secrètes et les principes qui font se désirer les corps physiques. La sensualité dans l’œuvre de Takis passe par les immatériaux – champs magnétiques, mouvements, lumières - mais demeure le premier principe, principe inassouvi de l’œuvre. Que dans l’univers l’équilibre des corps célestes s’organise sur des principes d’attraction est aussi évident que magique, matière à penser tout autant pour la raison de la science que pour le vertige lyrique du poète. Que les corps physiques dans le champ sidéral du désir s’enlacent, s’embrassent et se pénètrent est un autre constat vertigineux où se joue la condition humaine comme une assomption souveraine au-delà des lois de la gravité.

Signal éolien (sphères)
Signal éolien (sphères), 2005

Fer, sphères en laine de verre, cône en laine de verre
450 x 120 cm
Don de l'artiste, 2007
Collection Fondation Maeght