PALAZUELO Pablo, Omphale II, 1962, huile sur toile, 277 x 207 cm

Accrochage de la collection

La Fondation Marguerite et Aimé Maeght ouvrira ses portes au public mercredi 19 mai avec une sélection d’œuvres de sa collection, dont certaines rarement montrées, pour permettre aux visiteurs de s’imprégner de la diversité de la collection. Issue de dons de la famille Maeght, d’artistes, de la Société des Amis, de collectionneurs ou de legs, la collection de la Fondation Maeght compte près de 13 000 œuvres : céramiques, bronzes, huiles sur toile, œuvres sur papier, bibliophilie, gravures et lithographies originales…

Dès l’entrée, les visiteurs sont accueillis par le Champ abandonné(1967) de Raoul Ubac et une œuvre monumentale de Bernard Moninot (1973).
Une grande toile de Jean Dubuffet mène vers l’atrium où deux chefs d’œuvre de la collection se font face : le Nœud Rouge(1936) de Vassily Kandinsky et Atelier VI(1950-1951), l’un des huit Atelierspeints par Georges Braque.
Des encres sur papier de Jean-Michel Folon, rarement exposées, représentent des personnages aux têtes de prises électriques que l’artiste collectionnait.
La Salle Braque est consacrée aux œuvres sur papier : Eduardo Arroyo, Pablo Palazuelo, Antoni Tàpies, Henri Michaux et Eduardo Chillida conversent avec un ensemble d’œuvres de la famille de Gonzàlez, dont une remarquable série de portraits de Julio Gonzàlez et de rares dessins de Roberta Gonzàlez.
Plus intimes, les allégories de Saul Steinberg côtoient deux œuvres de Fernand Léger et dialoguent avec les délicats dessins de mains réalisés par Eduardo Chillida.
L’accrochage permet également de montrer le travail des artistes à travers leurs travaux préparatoires : une série de maquettes de foulards d’Alberto Giacometti ou d’Alexander Calder édités par la Fondation, quatre études en céramique de Joan Miró pour l’Arc de son labyrinthe, ainsi qu’une des deux maquettes que Pierre Tal Coat a réalisé pour le mur d’enceinte de la Fondation.

Côté sculptures, on retrouve une sélection de bronzes de Joan Miró, un rare bronze de Georges Braque Les travaux et les jours (Fragment d’Hésiode)(1939-1955), une petite sculpture de Hans Arp au nom poétique de Homme vu par une fleur(1958) et l’échiquier (c.1944) de Max Ernst, que Catherine Prévert et son époux Daniel Vogel ont donné à la Fondation. Trois bronzes majeurs d’Alberto Giacometti, Le Cube (1934-1935), la Femme cuillère (1926-1927) et Le Couple(1926), sont présentés au côté d’Hespérisune sculpture en pierre de Georges Braque qui a représenté cette sculpture dans la toile Atelier VIque l’on retrouve dans l’atrium. Deux sculptures de Pol Bury révèlent son intérêt pour la décomposition du mouvement, notamment Boule et cylindre(1999) au mouvement quasi imperceptible.

Cette exposition est aussi l’occasion de montrer les parallèles inédits d’œuvres résolument modernes : trois toiles de Bram Van Velde côtoient un grand format de Sam Francis de 1970, Omphale IIde Pablo Palazuelo (1962) et une œuvre de Lee Bae (2000) en bois brûlé. Dans la Salle Giacometti, une encre sur papier rarement exposée de Pierre Alechinsky, une œuvre monumentale de Marco Del Re, des œuvres de Hans Hartung, Anna-Eva Bergman, Peter Klasen, et Jacques Monory entre autres. Les toiles Naissance du jour I, II et III(1964) de Joan Miró sont mises en regard avec La fiancée à Kiriwina(1949) de Wifredo Lam et un autoportrait de Marc ChagallDevant le tableau(1968-1971).

Des artistes moins connus mais tout aussi chers à l’histoire de la Fondation sont présentés comme Kirstie MacLeod, Xavier Grau, Jean Cortot, Louis Le Brocquy et François Fiedler, artiste repéré par Joan Miró qui l’avait alors mis en relation avec Aimé Maeght.  Enfin, autour des chefs-d’œuvre La Vie (1964) de Marc Chagall et L’Été(1917) de Pierre Bonnard, la salle de la Mairie accueille des grands formats de Joan Mitchell, Simon Hantaï, Jean-Paul Riopelle et Pierre Soulages.

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