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François FIEDLER

(1921 - 2001)


François FIEDLER (Kosice-Kasa, Hongrie, 1921 – Paris, 2001)

Francois Fiedler dessine très tôt et copie les maitres anciens puis intègre l’Académie des Beaux-Arts de Budapest ou il étudie jusqu’en 1945, date à laquelle il s’installe à Paris. Miró découvre une de ses toiles en vitrine d’une galerie et le recommande à Aimé Maeght. Francois Fiedler expose déjà au Salon de Mai et au Salon des Réalités Nouvelles. Solitaire et inhibé, Francois Fiedler laissait ses toiles sécher à l’extérieur, laissant la nature signer de son empreinte, au gré du vent, le travail accompli en atelier. Il en résulte une matière dont la rugosité est parfois contredite par la fluidité des coulures signifiant un plan intermédiaire tandis que l’ensemble englobe un procédé d’extraction de la lumière. L’œuvre de Francois Fiedler porte en elle la marque de la métamorphose, métamorphose de la matière en éveil sensoriel, métamorphose de la palette en lumière, métamorphose de la nature par la peinture. A la demande d’Aimé Maeght qui le représente à partir de 1959, Francois Fiedler – également graveur – travaillera pendant deux ans une série de trente eaux fortes inspirées de l’Evangile selon saint Matthieu et durant une dizaine d’année à l’illustration gravée des Fragments d’Heraclite : «  Ce monde, pour tous uniformément constitué, n’a été créé par aucun dieu, par aucun homme. Mais il a toujours existé, il existe et il existera toujours, feu éternellement vivant, s’allumant avec mesure et s’éteignant avec mesure. » Francois Fiedler peint initialement des compositions gestuelles, offrant à la vue des plus démunis face à la peinture, une impression d’éclat violemment projeté mais aussi griffonnées d’un gribouillis ramenant le regard à la surface, orée de ses profondeurs infinies. Cet élément maitrisé va se transformer au fur et à mesure des années en un signe-obstacle, un signifiant renvoyant par sa simplicité à l’origine, à la genèse de toute forme de vie.

Pour la Fondation Marguerite et Aimé Maeght
Pour la Fondation Marguerite et Aimé Maeght, 1965

Huile sur toile
160 x 200 cm
Collection Fondation Maeght