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Dennis OPPENHEIM

(1938 - 2011)


Dennis OPPENHEIM (1938, Electric City - 2011, New York, Etats-Unis)

Dennis Oppenheim naît en 1938 à Electric City, dans l’État de Washington (Etats-Unis). Après ses études à l'École des arts et métiers d’Oakland en Californie (1965) et à l'Université de Stanford (1967), il s'installe à New York et travaille en tant que professeur d'arts plastiques à la Long Island City Junior High School. A la suite de sa rencontre avec l’artiste Robert Smithson, il concentre d’abord son travail sur des réalisations de Land Art avec notamment des cercles tracés dans la neige (Annual Rings, 1968) ou des dessins réalisés dans des champs de blé (Directed Seeding, 1969) avant de s’intéresser au Body Art (Reading Position for second Degree Burn, 1970). De 1969 à 1972, il met en scène son propre corps. Il creuse le sol de sa galerie (Gallery Decomposition, 1968) et réalise des performances filmées comme Two Stage Transfer Drawing (1971), où il dessine sur le dos de son fils une forme que celui-ci doit reproduire sur un mur, ou encore Material Interchange (1970), dans lequel il s'arrache un ongle dans la rainure du parquet de la galerie. Pour Reading Position for Second Degree Burn (1970), il reste cinq heures au soleil avec un livre ouvert sur la poitrine, jusqu'à obtenir la trace d'un violent coup de soleil. Pour conserver les traces de ses interventions, il utilise la photographie ou le film cinématographique qui deviennent, eux-mêmes, des œuvres à part entière. À partir de 1972, il n'apparait plus dans ses œuvres mais réalise des mises en scène d'objets de façon à créer un état d'angoisse chez le spectateur. Ainsi dans Falling Room (1979), il lâche une cage métallique dans une structure d'aluminium, placée à côté d'un immeuble ; la cage est lâchée après un tractage très lent au sommet de l'immeuble et une courte immobilisation. Par la suite, Dennis Oppenheim entame un travail de sculpture et d'installations, notamment les Machine Pieces des années 1980, dans le prolongement d'une œuvre importante, Attempt to Raise Hell (1974) : une marionnette argentée fondue d’après son visage qui tape son front contre une cloche à intervalles réguliers. Parallèlement, l'artiste s'implique dans la réalisation d'œuvres monumentales pour l'espace public. Dans les dernières années de sa création avec la pratique récurrente de réalisations de commandes publiques et privées il se lance dans la fabrication de machineries complexes, entre architecture et sculpture, documentées par des dessins préparatoires réalisés a posteriori dont l’extraordinaire sculpture de la Villa Celle (collection Gori) au sud de Florence. Il combine alors les feux d’artifice, le son, la lumière. Il montre des figures populaires, des animaux, des objets du quotidien, qu’il mêle entre eux. Ce qui l'amène à concevoir des "usines", gigantesques machines visuelles. Les Smokestack Buildings with frozen fireworks, ces tours industrielles d’où sort de la fumée, surmontées d’éclairs de lumière figés, sont un des exemples de ces installations animant l’espace public. Son décès à New York, le 22 janvier 2011 intervient alors qu’il achevait un projet d'entrée monumentale en forme de pinceaux lumineux pour Las Vegas, que la municipalité du Nevada a décidé de poursuivre jusqu'à son terme. Créateur échappant à toute forme de classification ou de système, il aura touché à presque tous les médias de création : peinture, dessin, collage, installation, sculpture, photographie, vidéo.

Impulse reactor
Impulse reactor, 1980

Dessin
97 x 127 cm
Don de la Société des Amis, 2009
Collection de la Fondation Maeght